Objectifs groupe 2025, pas de gros lot à attendre
Les objectifs groupe 2025 ont été fixés, dans un contexte commercial laissant présager des résultats dégradés par rapport à 2024. La perspective d'une prime Groupe 2025 plus importante que celle de 2024, déjà décevante, s'éloigne. Le jeu ressemble de plus au Loto National : tous les salariés perdants avaient tenté leur chance.
Chacun se souvient que, malgré le 3e ROS historique du groupe à 3,4 Milliards en 2024, le seuil de déclenchement sur ce critère n’a même pas été atteint. Nombre de salariés ont été dépités et nous l’ont fait savoir. Les gérants n’ont pas dû avoir trop de regrets car ils n’ont utilisé que 5% des 15% disponibles de leur ajustement. Même si l’objectif 2025 a été abaissé, un résultat aussi bon qu’en 2024 ne permettrait d’atteindre que 13% sur un maximum de 52,5% Vu l’instabilité économique et douanière actuelle, l’objectif parait plus qu’ambitieux.
ROS (Résultat Opérationnel des Secteurs)

Pour le FCF (Free Cash Flow) , il faudrait renouveler l’exploit de 2024 pour un bonus maximal. Mais le seuil de déclenchement a été augmenté de 200 M€. La marge de sécurité a disparu – que l’année s’annonce difficile n’a pas perturbé les décideurs. 35% d’atteinte semble déjà optimiste.
Quand au TRIR (Total Recordable Incident Rate), évolution très marginale du TCIR, il ne faut pas en attendre des miracles . Pronostic 0%.

Concernant l’émission de C02, l’entreprise acte les gains de l’an dernier. Espérons qu’ils étaient bien pérennes et pas liés arrêts d’usines. Nous verrons si l’entreprise a bien pris en compte le coût en Co2 de sa nouvelle politique de télétravail… Ce qui est très troublant c’est la forme de la courbe : ll faudra deux fois plus de baisse d’émission en 2025 pour un même résultat qu’en 2024. L’objectif planète aurait mérité un encouragement plus constant. Ce n’est pas le moment, de mépriser le sort de notre seul lieu de vie possible. Pronostic 10%
En bref l’entreprise met des cales partout où elle l’estime raisonnable et redonne un peu d’espoir de déclencher le seuil du ROS. Cependant s’il y a une prise de risque, c’est pour les salariés qui pourraient faire beaucoup d’efforts pour peu de reconnaissance. L’année qui s’annonce paraît bien chaotique. Avec des objectifs équipes très éloignés de l’opérationnel, cela renforce la sensation de jouer sa rémunération variable aux dés. Un niveau d'atteinte des objectifs du Bonus Groupe dépassant péniblement les 50% ne contribuera que peu au salaire décent.
Chris Boyer, élu CSE Clermont et CSE Central